La mention « édition Steph Simon » désigne les meubles et luminaires vendus par la galerie que Steph Simon a tenue au 145, boulevard Saint-Germain, à Paris, de 1956 à 1974. On y trouvait Charlotte Perriand, Jean Prouvé, Serge Mouille, Georges Jouve et les lampes Akari d’Isamu Noguchi.
Aux enchères, un tabouret Berger de Perriand passé par la galerie se vend autour de 5 700 € hors frais, une chaise Standard de Prouvé autour de 12 000 €, et les grandes tables ou bibliothèques sur mesure dépassent les 100 000 €. Mais l’expression recouvre des réalités différentes : édition, simple diffusion ou commande spéciale. Ce guide explique ce qu’elle veut dire, qui la galerie a vendu, où partaient ses meubles, comment les reconnaître et ce qu’ils valent aujourd’hui.
1956-1974
les années d’activité de la galerie, boulevard Saint-Germain
6
créateurs majeurs : Perriand, Prouvé, Mouille, Jouve, Noguchi, Yanagi
5 800 €
prix médian d’une pièce Perriand « Steph Simon »
56 %
des pièces dépassent leur estimation haute
L’essentiel
- Steph Simon (1902-1982) n’était ni designer ni fabricant : c’était un éditeur et diffuseur, qui faisait fabriquer chez des artisans et des ateliers.
- Avant avril 1956, le mobilier Prouvé qu’il vendait était diffusé, pas édité : la nuance compte pour dater une pièce.
- Aucune étiquette « Steph Simon » n’était apposée sur les meubles : la preuve repose sur le modèle, la facture et la provenance.
- Le nom de lieu qui revient le plus en vente est Cansado, la cité minière de Mauritanie meublée par Perriand et la galerie.
- Les rééditions récentes (Cassina, Vitra, Éditions Serge Mouille) sont signées et numérotées : elles ne se confondent pas avec une pièce d’époque.
Sommaire
Comprendre
- Qui était Steph Simon ?
- Que veut dire « édition Steph Simon » ?
- Quels designers la galerie vendait-elle ?
- Où partaient les meubles Steph Simon ?
Identifier
Estimer
Partie 1 · Comprendre
Une galerie, un homme et un réseau de créateurs
Qui était Steph Simon ?
Steph Simon (1902-1982) était un homme du commerce, pas un créateur. Ancien directeur commercial, il passe par l’industrie du bâtiment avant de devenir, en 1949, l’agent exclusif du mobilier des Ateliers Jean Prouvé. Sept ans plus tard, il ouvre sa propre galerie et devient l’éditeur de Charlotte Perriand et de Jean Prouvé.
1902
Naissance de Steph Simon. Il fait carrière dans le commerce, notamment comme directeur commercial dans l’électroménager.
1947
Il cofonde une société d’éléments de construction industrialisés, puis devient agent de Studal, filiale de L’Aluminium Français.
1949
Agent exclusif du mobilier des Ateliers Jean Prouvé, depuis des bureaux au 52, avenue des Champs-Élysées.
Mars 1956
Ouverture de la galerie au 145, boulevard Saint-Germain, Paris 6e. L’aménagement est signé Charlotte Perriand.
1er avril 1956
Steph Simon devient éditeur du mobilier de Perriand et de Prouvé : il ne diffuse plus seulement, il fait fabriquer et commercialise sous son nom.
1956-1960
Un bureau d’études intégré à la galerie réalise les commandes spéciales : bibliothèques, bahuts, rangements, aménagements complets.
Fin des années 1950
Stand « Steph Simon et Cie » au Salon des arts ménagers, avec Perriand, Prouvé, une chaise Tecno et des luminaires Mouille.
1963
La galerie obtient l’exclusivité des lampes Akari d’Isamu Noguchi, qu’elle diffusait déjà.
1974
Steph Simon, septuagénaire, cède la galerie à son ancien collaborateur Henri Machet.
1982
Mort de Steph Simon. Ses archives (plans, photographies, factures) sont aujourd’hui en mains privées ; deux rétrospectives parisiennes lui ont été consacrées, en 2007 et en 2022.
Certaines dates varient selon les sources (contrat avec Perriand en 1954 ou 1956, Salon des arts ménagers en 1958 ou 1959) ; nous retenons les formulations les plus sûres.
Steph Simon ne fabriquait rien : il choisissait, éditait et vendait.
Que veut dire « édition Steph Simon » ?
Dans un catalogue de vente, « édition Steph Simon » signifie que la pièce a été produite pour la galerie et vendue par elle, d’après le modèle d’un créateur. Steph Simon n’avait pas d’ateliers : il faisait fabriquer chez des artisans et des ateliers, contrôlait la qualité et vendait sous son nom. Trois situations se rencontrent, et elles n’ont pas le même poids pour un acheteur.
Cas 1
Édition
La galerie fait fabriquer le modèle d’un créateur et le vend sous son nom, à partir d’avril 1956 pour Perriand et Prouvé.
C’est le sens strict de « édition Steph Simon ».
Cas 2
Diffusion
La galerie vend des pièces produites par d’autres : Ateliers Jean Prouvé avant 1956, luminaires de Serge Mouille, céramiques de Georges Jouve, lampes Akari.
On parle alors de « diffusé par » ou de provenance.
Cas 3
Commande spéciale
Pièce dessinée ou adaptée sur mesure par le bureau d’études de la galerie : bibliothèque Nuage aux dimensions d’un appartement, bahut, aménagement complet.
Les plus rares et souvent les plus chères.
Qui fabriquait les meubles Steph Simon ?
Les meubles en bois massif de Perriand (tables, bahuts, tabourets) étaient réalisés par le menuisier André Chetaille. Les pièces métalliques et les bibliothèques à structure en tôle, comme la Nuage ou la bibliothèque à plots, sortaient des Ateliers Jean Prouvé, à Maxéville. Les appliques CP-1 de Perriand portent une étiquette de leur fabricant. Ce partage du travail explique pourquoi un même modèle peut associer bois massif d’ébéniste et tôle pliée industrielle.


Idées reçues à éviter
- « Ateliers Steph Simon » : la galerie n’avait pas d’ateliers, elle faisait fabriquer.
- « Steph Simon, employé de Prouvé » : il était agent indépendant, puis éditeur.
- « Galerie ouverte en 1953 » : elle ouvre en mars 1956, même si Steph Simon diffusait Prouvé dès 1949.
- « Noguchi en exclusivité dès 1956 » : les Akari sont diffusés tôt, mais l’exclusivité date de 1963.
Quels designers la galerie Steph Simon vendait-elle ?
La galerie Steph Simon vendait d’abord Charlotte Perriand et Jean Prouvé, dont elle était l’éditeur, puis un cercle de créateurs choisis pour aller avec leurs meubles : les luminaires de Serge Mouille, les céramiques de Georges Jouve, les lampes Akari d’Isamu Noguchi et le Japonais Sori Yanagi, introduit par Perriand. Perriand représente l’essentiel de ce qui passe aujourd’hui en vente sous le nom Steph Simon.
Éditée
Charlotte Perriand
Éditée de 1956 à 1974 : tabourets Berger, chaises n°19 et Méribel, fauteuils Chamrousse, bancs et banquettes, bahuts, tables « forme libre » et « à gorges », bibliothèques Nuage et à plots, appliques CP-1.
Prix médian : 5 800 €
Diffusé puis édité
Jean Prouvé
Diffusé dès 1949, édité à partir d’avril 1956 : chaises Standard, tables et bureaux Compas, bureau « Présidence », fauteuils, bahuts et bibliothèques.
Prix médian : 12 500 €
Diffusé
Serge Mouille
Diffusé à partir de 1956 : appliques, lampes de bureau, lampadaires et plafonniers en tôle noire, jusqu’à l’arrêt de sa production au début des années 1960.
Prix médian : 3 200 €
Diffusé
Georges Jouve
Les cylindres et vases produits en série par Georges Jouve après son installation près d’Aix-en-Provence, en 1954.
Prix médian : 3 000 €
Exclusivité 1963
Isamu Noguchi
Les lampes Akari en papier de mûrier et bambou, diffusées par la galerie puis en exclusivité à partir de 1963.
Prix médian : autour de 3 300 €
Cercle élargi
Et aussi
Sori Yanagi, Simone Prouvé (tissages), Jean Luce, la firme italienne Tecno et quelques artisans d’art : des noms plus rares en vente, mais attestés dans la galerie.
Cote très variable selon la pièce
Prix médians des pièces décrites « Steph Simon » dans la base de résultats d’adjudications constituée et vérifiée par NEO Enchères, 2007-2026, hors frais.

Serge Mouille chez Steph Simon
Le luminaire qui va avec le meuble
Steph Simon expose Serge Mouille dès l’ouverture de 1956, et ses commandes s’étoffent aussitôt. Les tôles noires de Mouille, articulées et minimalistes, répondent au bois massif de Perriand et à l’acier de Prouvé : la galerie vend un intérieur complet, pas seulement des meubles.
Lampe de bureau « Tuyau » de Serge Mouille, vers 1959, édition Steph Simon.
Où partaient les meubles Steph Simon ?
Les meubles Steph Simon se vendaient d’abord dans la galerie du 145, boulevard Saint-Germain, mais une grande partie partait vers des chantiers collectifs : cités ouvrières, résidences universitaires, stations de ski. Ces commandes expliquent pourquoi certains modèles réapparaissent aujourd’hui en séries, avec une provenance précise. Le lieu d’origine est souvent mentionné dans les catalogues de vente, et il pèse sur le prix.
Commande collective
Cansado, Mauritanie
Cité minière de la société Miferma, meublée par Perriand et la galerie vers 1958-1962 : bancs à lattes, bahuts « bloc », tables, bibliothèques Nuage « version Mauritanie ».
Le lieu le plus cité en vente, de loin.
Résidences
Cité universitaire, Paris
Les bibliothèques conçues par Perriand pour la Maison de la Tunisie et la Maison du Mexique ont donné leur nom à des modèles que la galerie a ensuite édités, comme les étagères « à plots ».
Modèles dits « Tunisie » et « Mexique ».
Stations
La montagne
Appliques CP-1 et tabourets en pin livrés à la station des Arcs ; chaises et tabourets à assise paillée dits « Méribel », du nom de la station savoyarde.
Le mobilier de montagne de Perriand.
Résidences
Antony
Résidence universitaire Jean-Zay : chaises, lits et rangements de Prouvé et Perriand, dont le meuble dit « Antony ».
Pièces de série, souvent restaurées.
La boutique
Boulevard Saint-Germain
La galerie elle-même, aménagée par Perriand, où particuliers et architectes achetaient sur catalogue ou commandaient sur mesure.
Provenance « acquis à la galerie », parfois avec facture.
Avant 1956
Champs-Élysées
Les bureaux du 52, avenue des Champs-Élysées, d’où Steph Simon diffusait le mobilier Prouvé avant l’ouverture de la galerie.
Dépliants et plaquettes d’époque recherchés.
Le cas Cansado
Pourquoi Cansado revient sans cesse
Pour loger les cadres et les ouvriers de ses mines de fer, la Miferma a fait construire en Mauritanie une cité entière. La galerie y a livré du mobilier en quantité, puis ces pièces sont revenues sur le marché à partir des années 2000. Bancs à lattes et bahuts « Cansado » sont devenus les modèles Steph Simon les plus fréquents en vente.
Bahut « Bloc » ou « Cansado » de Charlotte Perriand, modèle vers 1958, édition Steph Simon : tiroirs en plastique moulé et portes coulissantes.

Partie 2 · Identifier
Reconnaître une pièce Steph Simon, et la distinguer d’une réédition
Comment reconnaître une pièce Steph Simon ?
Pour reconnaître une pièce Steph Simon, il ne faut pas chercher d’étiquette au nom de la galerie : aucune n’était apposée de façon systématique. On identifie le modèle et sa date, on vérifie les matériaux et la fabrication, puis on cherche les documents qui retracent l’achat. C’est la réunion de ces indices qui permet d’écrire « édition Steph Simon » dans un catalogue.
1. Identifier le modèle
Tabouret Berger, chaise Méribel, bahut, table « forme libre », Nuage : comparez la forme et les dimensions aux modèles publiés (Barsac, catalogues raisonnés Prouvé).
2. Dater la pièce
Un modèle Perriand ou Prouvé édité par la galerie date de 1956 à 1974. Une version antérieure ou postérieure relève d’un autre éditeur.
3. Lire les matériaux
Frêne, pin, chêne, acajou ou noyer massifs, assemblages à tenons, tôle pliée laquée noire : les essences et la mise en œuvre doivent correspondre au modèle.
4. Chercher les marquages
Les tiroirs en plastique de certains bahuts portent la mention moulée « MODÈLE CHARLOTTE PERRIAND BREVETÉ S.G.D.G. » ; les appliques CP-1 portent une étiquette de fabricant.
5. Retrouver les documents
Facture de la galerie, bon de commande, plan numéroté du bureau d’études, prospectus de 1956 ou 1959 : c’est la meilleure preuve d’une provenance Steph Simon.
6. Retracer le parcours
Un lieu d’origine (Cansado, Les Arcs, Cité universitaire), un premier propriétaire identifié, des photos de la pièce en situation renforcent l’attribution.


Le conseil du commissaire-priseur
Gardez tout ce qui accompagne le meuble : la facture de la galerie, même froissée, une lettre, une photo de famille où il apparaît dans l’appartement. En mars 2025, deux chaises et deux tabourets Méribel achetés à la galerie le 29 décembre 1972 ont été vendus avec la copie de leur facture : un document de ce type répond d’avance à la question de l’origine. Sans document, la pièce reste vendable, mais l’acheteur paie l’incertitude.
Steph Simon ou réédition : comment faire la différence ?
Plusieurs modèles diffusés par Steph Simon sont réédités depuis les années 2000. Ces rééditions sont légales et de bonne qualité, mais elles n’ont ni la cote ni la provenance d’une pièce d’époque. Elles se reconnaissent sans difficulté, car elles sont signées, numérotées ou accompagnées d’un certificat.
| Modèle | Pièce d’époque | Réédition |
|---|---|---|
| Bibliothèque Nuage, tabouret Méribel (Perriand) | Édition Steph Simon, 1956-1974 | Cassina depuis 2011-2012 : logo, numéro, signature |
| Chaises, tables, bureaux (Prouvé) | Ateliers Jean Prouvé, diffusion ou édition Steph Simon | Vitra depuis 2002 : marquage du fabricant |
| Luminaires (Mouille) | Atelier Serge Mouille, diffusion Steph Simon | Éditions Serge Mouille depuis 1999 : numéro de série et certificat |
L’écart de prix est considérable. Une applique de Serge Mouille d’époque se négocie plusieurs milliers d’euros, une réédition récente autour de 1 000 à 2 000 €. Méfiez-vous aussi des copies sans marque, fréquentes pour le tabouret Berger, et des documents d’époque eux-mêmes : une facture ou une photo ancienne doit être cohérente avec la pièce.
Partie 3 · Estimer
Ce que valent les meubles Steph Simon aux enchères
Combien vaut un meuble Steph Simon ?
Un meuble ou un luminaire « Steph Simon » se vend en médiane autour de 5 800 € hors frais pour Perriand et de 12 500 € pour Prouvé, mais les écarts sont énormes : de 1 300 € pour une applique CP-1 à plus de 300 000 € pour une bibliothèque ou un bahut sur mesure. Le modèle compte plus que tout le reste, puis viennent la provenance et l’état.
Méthode : résultats d’adjudications observés sur le marché depuis 2007 pour les pièces dont la description mentionne Steph Simon (édition, diffusion ou provenance), dans la base constituée et vérifiée par NEO Enchères ; pièces « attribuées », copies et rééditions exclues. Prix hors frais, indicatifs.

| Modèle | Prix médian | Moitié centrale des résultats |
|---|---|---|
| Perriand · applique CP-1 | 1 300 € | 700 € à 2 300 € |
| Perriand · chaise Méribel | 2 600 € | 1 200 € à 4 100 € |
| Mouille · applique | 3 100 € | 2 100 € à 7 000 € |
| Jouve · céramique | 3 000 € | 1 700 € à 5 700 € |
| Perriand · tabouret Berger | 5 720 € | 4 800 € à 6 700 € |
| Perriand · chaise n°19 | 6 500 € | 1 800 € à 7 000 € |
| Perriand · banc ou banquette Cansado | 7 150 € | 5 200 € à 10 250 € |
| Perriand · bahut | 10 000 € | 7 000 € à 13 650 € |
| Perriand · fauteuil Chamrousse | 10 500 € | 6 000 € à 14 500 € |
| Prouvé · chaise Standard | 12 000 € | 9 000 € à 14 500 € |
| Prouvé · table ou bureau Compas | 16 250 € | 13 000 € à 16 900 € |
| Perriand · bibliothèque (hors Nuage) | 20 000 € | 10 000 € à 40 950 € |
| Perriand · table à gorges | 33 280 € | 19 000 € à 44 200 € |
| Perriand · table « forme libre » | 112 600 € | 77 000 € à 120 000 € |
Les sommets du marché
Les pièces uniques ou sur mesure dépassent largement ces médianes. Un bahut de Perriand en bubinga massif des années 1960 a atteint 393 600 € en 2022, une grande bibliothèque de Perriand à cinq niveaux 344 500 € en 2026, et un bureau « Présidence » de Prouvé 350 000 € en 2015. Les tables « forme libre » de Perriand se négocient couramment au-dessus de 100 000 €, avec un sommet à 176 000 € pour un bureau de direction en 2013.
Comment les prix ont-ils évolué ?
La cote des pièces Steph Simon a nettement progressé : la médiane des pièces Perriand est passée de 3 300 € sur 2007-2014 à 6 000 € depuis 2015, et celle des pièces Prouvé de 11 000 € sur 2015-2020 à 14 500 € depuis 2021. Plus d’une pièce sur deux dépasse son estimation haute, signe que la provenance Steph Simon continue de rassurer les acheteurs.
Ce qui fait le prix d’une pièce Steph Simon
- Le modèle : une table « forme libre » ou une Nuage n’a rien à voir avec une chaise de série.
- La commande spéciale : une pièce sur mesure, documentée par un plan, vaut plus qu’un modèle de catalogue.
- La provenance : facture de la galerie, lieu d’origine (Cansado, Cité universitaire), premier propriétaire connu.
- L’essence et l’état : acajou, bubinga ou noyer massif, patine d’origine ; les restaurations lourdes pèsent sur le prix.
Quelles pièces Steph Simon NEO Enchères a-t-elle adjugées ?
NEO Enchères vend régulièrement du mobilier édité ou diffusé par Steph Simon, à l’Hôtel Drouot et dans sa salle de la rue Bargue. Sept des dix pièces adjugées depuis 2023 ont dépassé leur estimation haute.


| Pièce | Estimation | Adjugé (frais compris) |
|---|---|---|
| Jean Prouvé, bahut démontable BA12, vers 1952 Février 2026, rue Bargue | 40 000-60 000 € | 82 550 € |
| Perriand (attribuée à), banquette « Tokyo », acquise à la galerie Mars 2024, Drouot | 15 000-20 000 € | 19 500 € |
| Perriand, paire de fauteuils « Chamrousse » n°21 Mars 2024, Drouot | 10 000-15 000 € | 18 850 € |
| Perriand, six chaises n°19 « Bauche » Mars 2024, Drouot | 4 000-6 000 € | 9 100 € |
| Perriand, tabouret Berger bas, frêne Mars 2025, rue Bargue | 2 000-4 000 € | 6 630 € |
| Perriand, tabouret Berger haut, frêne Mars 2025, rue Bargue | 1 500-3 000 € | 5 330 € |
| Perriand, tabouret Berger haut, noyer Février 2026, rue Bargue | 4 000-5 000 € | 4 810 € |
| Perriand, quatre chaises n°19 « Bauche » Avril 2023, Drouot | 2 000-3 000 € | 4 420 € |
| Perriand, paire de chaises Méribel, facture de 1972 Mars 2025, rue Bargue | 2 000-4 000 € | 4 290 € |
| Perriand, paire de tabourets Méribel, facture de 1972 Mars 2025, rue Bargue | 2 000-4 000 € | 3 250 € |



Février 2026, rue Bargue
Le bahut BA12 de Jean Prouvé
Un modèle de la période où Steph Simon diffusait le mobilier des Ateliers Jean Prouvé : flancs en tôle d’acier pliée, plateaux en chêne serrés par des écrous papillons, portes coulissantes.
Estimé 40 000-60 000 €, adjugé 82 550 € frais compris.
Pour situer un meuble par rapport à la cote générale du créateur, consultez les fiches Charlotte Perriand, Jean Prouvé et Georges Jouve de notre base de cotes d’artistes. Et pour la vente elle-même, notre guide explique comment vendre à l’Hôtel Drouot.
Questions fréquentes sur Steph Simon
Qui était Steph Simon ?
Steph Simon (1902-1982) était un éditeur et diffuseur de mobilier. Agent exclusif du mobilier des Ateliers Jean Prouvé à partir de 1949, il ouvre en mars 1956 une galerie au 145, boulevard Saint-Germain, à Paris, où il édite Charlotte Perriand et Jean Prouvé et diffuse Serge Mouille, Georges Jouve et les lampes Akari d’Isamu Noguchi. Il cède la galerie en 1974.
Où se trouvait la galerie Steph Simon ?
Au 145, boulevard Saint-Germain, dans le 6e arrondissement de Paris, de mars 1956 à 1974. Avant l’ouverture de la galerie, Steph Simon diffusait le mobilier Prouvé depuis des bureaux au 52, avenue des Champs-Élysées.
Que signifie « édition Steph Simon » ?
La pièce a été fabriquée pour la galerie et vendue par elle, d’après le modèle d’un créateur, à partir d’avril 1956 pour Perriand et Prouvé. Steph Simon n’avait pas d’ateliers : il faisait fabriquer, notamment par le menuisier André Chetaille et les Ateliers Jean Prouvé.
Les meubles Steph Simon portent-ils une étiquette ?
Non, pas de façon systématique. Aucune étiquette ni plaque au nom de la galerie n’est documentée sur les meubles. Les seuls marquages fréquents sont la mention moulée « Modèle Charlotte Perriand breveté S.G.D.G. » sur certains tiroirs en plastique et l’étiquette du fabricant des appliques CP-1. La preuve d’une provenance Steph Simon repose surtout sur la facture et les documents d’achat.
Quelle différence entre une Nuage Steph Simon et une Nuage Cassina ?
La Nuage Steph Simon est une pièce d’époque, éditée par la galerie entre 1956 et le début des années 1970, souvent sur mesure. La Nuage Cassina est une réédition autorisée depuis 2012, marquée du logo, d’un numéro et de la signature. Leur cote n’a rien de comparable : une Nuage d’époque se compte en dizaines voire centaines de milliers d’euros.
Combien vaut un tabouret Berger Perriand Steph Simon ?
Un tabouret Berger de Charlotte Perriand décrit « Steph Simon » se vend en médiane autour de 5 700 € hors frais, la moitié des résultats se situant entre 4 800 € et 6 700 €. Le frêne ou le noyer, la hauteur, l’état de la patine et la provenance font varier le prix ; les copies sans provenance valent beaucoup moins.
Qu’est-ce qu’un meuble « Cansado » ?
Un meuble conçu par Charlotte Perriand et livré par la galerie Steph Simon vers 1958-1962 pour la cité minière de Cansado, en Mauritanie, construite par la société Miferma : bancs à lattes, bahuts « bloc », tables et bibliothèques. Revenus sur le marché depuis les années 2000, ce sont aujourd’hui les modèles Steph Simon les plus fréquents en vente.
Vous avez un meuble Steph Simon ?
Envoyez-nous des photos de face, de dessous et de détail, ses dimensions et les documents d’achat si vous les avez. Nous identifions le modèle, son éditeur et sa provenance, et vous répondons avec une estimation gratuite en vue d’une vente à l’Hôtel Drouot.
