
Simon HANTAÏ
Sommaire
- Synthèse des prix des œuvres de Simon Hantaï
- Cote de Simon Hantaï : évolution des prix depuis 2006
- Prix des tableaux de Simon Hantaï selon la période
- Prix d’un tableau de Simon Hantaï selon le format
- Prix des estampes et affiches de Simon Hantaï
- Résultats de ventes de Simon Hantaï chez NEO Enchères
- Identifier la signature de Simon Hantaï et les inscriptions au dos des tableaux
- Comment authentifier et expertiser un tableau de Simon Hantaï ?
- Faire estimer une œuvre de Simon Hantaï par nos experts
- Méthodologie d’analyse et sources des données d’estimation présentées
En 2026, une toile pliée de Simon Hantaï vaut entre 54 000 € et 280 000 € aux enchères, pour un prix médian de 140 000 €. Une toile des années 1950 vaut autour de 75 000 €, une œuvre sur papier de jeunesse se vend en général autour de 8 000 €, une estampe signée autour de 850 €. Les grands formats des années 1960-1970 peuvent dépasser le million d’euros.
Nos commissaires-priseurs vous communiquent une estimation gratuite sous 48 heures ouvrées.
Simon Hantaï (1922-2008) a changé la manière de faire un tableau. Né en Hongrie, installé à Paris en 1948, il plie, froisse et noue sa toile à partir de 1960, la peint à l’aveugle, puis la déplie pour découvrir ce que la couleur a fait.
De ce procédé sont nées des séries que le marché connaît par leur nom, des Mariales aux Tabulas. Chacune a son prix. Une petite Panse de 1965 s’est vendue 26 000 € en 2026 ; une Étude de 1969 de plus de deux mètres, 900 000 € en 2025. Le record de l’artiste, une Mariale de 1960, s’élève à 3,8 millions d’euros.

La cote de Simon Hantaï se lit à travers trois critères : la période, le format et le support. Les repères qui suivent sont établis à partir de la base de données constituée et vérifiée par NEO Enchères, et de l’expérience de notre étude, qui a porté une petite toile pliée de 1963-1964 à 162 500 € frais compris à Drouot.
Synthèse des prix des œuvres de Simon Hantaï
Le prix d’une œuvre de Simon Hantaï va d’une centaine d’euros pour une affiche à plus d’un million d’euros pour une grande toile pliée. Le support fixe d’emblée l’ordre de grandeur.
| Type d’œuvre | Prix médian | Record depuis 2021 |
|---|---|---|
| Toile pliée (1960-1995) | 140 000 € | 1 350 000 € |
| Toile des années 1950 | 75 000 € | 235 000 € |
| Aquarelle sur toile (1971) | 52 000 € | 100 000 € |
| Œuvre sur papier (1946-1953) | 8 000 € | 54 300 € |
| Estampe signée (sérigraphie, lithographie) | 850 € | 4 200 € |
| Affiche d’exposition | 175 € | 260 € |
La toile pliée est le cœur du marché de Hantaï. C’est elle qui fait tous les prix au-delà de 250 000 €, et elle représente plus de la moitié des œuvres originales vendues depuis 2021.
Les toiles des années 1950, antérieures au pliage, valent moins de la moitié à surface égale. Quant aux œuvres sur papier de jeunesse, elles appartiennent à un autre marché : celui des amateurs de la période surréaliste.
Un marché actif, mais exigeant sur les estimations
Près de neuf œuvres originales sur dix présentées depuis 2021 ont trouvé preneur, et une sur trois a dépassé son estimation haute.
Une estimation trop ambitieuse se paie cher. Deux petites toiles de 1965-1968, restées invendues fin 2025, ont été revendues quatre mois plus tard à 20 000 € et 14 500 € : la moitié de leur estimation basse initiale.

Cote de Simon Hantaï : évolution des prix depuis 2006
La cote de Simon Hantaï a été multipliée par cinq entre 2006 et 2019, puis a reculé d’environ 45 % depuis. Un mètre carré de toile pliée se vendait autour de 48 500 € en 2006-2007, 240 000 € en 2018-2019, et autour de 130 000 € aujourd’hui.
Raisonner au mètre carré est indispensable : un Hantaï peut mesurer 40 centimètres comme quatre mètres.

De la disparition de l’artiste aux records des Mariales
Autour de la disparition de Hantaï, en 2008, le prix du mètre carré double en quelques années.
La rétrospective du Centre Pompidou, en 2013, ouvre ensuite le temps des grands records : six Mariales vendues entre 1,7 et 3,8 millions d’euros de 2013 à 2018. Hantaï devient alors une valeur internationale.
Depuis 2020 : le retour aux prix de 2013
Le reflux s’amorce dès 2020 et s’accentue après l’exposition du centenaire à la Fondation Louis Vuitton (mai-août 2022). Le prix du mètre carré est revenu à son niveau de 2012-2013.
Les grands formats tiennent : une Étude de 1969 de 239 × 207 cm a fait 900 000 € en octobre 2025. Ce sont les toiles moyennes qui ont corrigé. Pour un vendeur, le prix de réserve se fixe désormais avec soin.
Prix des tableaux de Simon Hantaï selon la période
La période de création est le premier critère d’estimation d’un tableau de Simon Hantaï. Une Étude ou un Blanc de 1969-1974 se vend autour de 175 000 €, une Tabula ou une Laissée autour de 190 000 €, une toile pliée de 1960-1968 autour de 60 000 €, une toile gestuelle des années 1950 autour de 75 000 €.
Chaque série a son vocabulaire, repris dans les titres. La reconnaître, c’est déjà situer son œuvre.

Les œuvres de jeunesse et la période surréaliste (1946-1954)
Une œuvre sur papier de Simon Hantaï antérieure à 1954 vaut entre 5 800 € et 13 000 €.
Ce sont des gouaches, des encres, des aquarelles et de petites huiles sur papier, souvent marouflées sur toile, peintes à Budapest puis dans les premières années parisiennes. Les sujets restent figuratifs ou fantastiques : personnages, centaures, « Homme aux animaux ».
En 1953, André Breton préface la première exposition de Hantaï à la galerie L’Étoile scellée. Le peintre entre dans le cercle surréaliste.
Un support est particulièrement recherché : la feuille imprimée. Hantaï peint et gratte sur des pages de journaux, des illustrations ou du papier d’emballage, puis les contrecolle sur toile. Ces petites œuvres, souvent sous les 40 cm, valent entre 6 000 € et 17 000 €. Une composition du début des années 1950 de 66 × 50 cm a fait 54 300 €, ce qui reste exceptionnel.

Les toiles gestuelles des années 1950
Une toile de Simon Hantaï des années 1950 vaut entre 65 500 € et 120 000 €.
Après sa rupture avec Breton, en 1955, Hantaï passe à une peinture de gestes et de signes. Sur de grandes toiles, la couleur est raclée, grattée avec des objets, parfois un réveil cassé, plutôt que posée au pinceau. Les formats tournent autour de 100 × 145 cm ; les plus grands dépassent 200 000 €, comme une toile de 1955 de 139 × 201 cm vendue près de 235 000 € en 2026.
Sur ces matières épaisses, l’état pèse lourd. En octobre 2026, deux toiles de 1956 de dimensions presque identiques sont passées dans la même vente : 66 000 € pour celle qui présentait craquelures et frottements, 116 000 € pour l’autre.

Mariales, Catamurons et Panses (1960-1965)
Une petite toile pliée du début des années 1960 vaut en général de 30 000 à 55 000 € ; une Mariale peut valoir plusieurs millions.
En 1960, Hantaï invente le pliage avec les Mariales, dites aussi « Manteau de la Vierge » : la toile froissée, peinte puis dépliée, révèle un réseau de facettes. Tous les prix de l’artiste au-delà de 1,7 million d’euros appartiennent à cette série. Même petite, une Mariale de 64,5 × 43 cm a fait 660 000 € en 2023.
Les Catamurons (1963-1964) doivent leur nom à une maison de vacances en Normandie : seul le centre de la toile est plié, le pourtour reste vierge. Comptez en général 32 000 à 55 000 € pour des formats de 44 à 60 cm.
Les Panses (1964-1965), aux formes ovoïdes, valent de 26 000 à 90 000 € selon la taille. Ce sont les séries les plus accessibles des années 1960, et les plus présentes dans les collections familiales : Hantaï en a offert plusieurs à ses proches.
Meuns et Études (1967-1971)
Une Étude de Simon Hantaï vaut entre 130 000 € et 280 000 €, et jusqu’à 900 000 € pour une toile de 239 × 207 cm.
Dans les Études, la toile pliée en grille serrée est peinte d’une seule couleur : le marché y voit l’aboutissement du pliage. À taille égale, elles valent bien plus que les Panses. Le 16 avril 2026, une Étude de 42,5 × 37,5 cm a fait 120 000 € ; le lendemain, une Panse de 37 × 29 cm, 26 000 €.
Les Meuns (1967-1968) portent le nom du village de Seine-et-Marne où l’artiste s’installe. Leurs grandes formes colorées naissent de nœuds serrés aux quatre coins de la toile. Les écarts sont spectaculaires : 20 000 € pour 52,5 × 45 cm en avril 2026, 390 000 € pour 197 × 187 cm en octobre 2026, 1,1 million d’euros pour 220 × 204 cm en 2022.
Les aquarelles sur toile de 1971
Une aquarelle sur toile de Simon Hantaï vaut entre 48 500 € et 60 000 €, et jusqu’à 100 000 € au-delà de 80 cm.
Le mot trompe souvent les héritiers. Il ne s’agit pas d’aquarelles sur papier, mais d’une série de 1971 où Hantaï applique le pliage à l’aquarelle, directement sur la toile, parfois découpée en tondo de 57 à 65 cm de diamètre. Leur dos porte souvent un numéro commençant par « A » ou « CA » (voir plus bas).
Blancs et Tabulas (1973-1982)
Un Blanc de 1973-1974 se vend autour de 420 000 €, une Tabula en général autour de 200 000 €.
Dans les Blancs, la toile non peinte prend le dessus sur la couleur. Les Tabulas, peintes de 1972 à 1976 puis de 1980 à 1982, reposent sur un pliage régulier en carrés qui produit une grille colorée. Elles existent dans tous les formats, de 41 × 33 cm (41 000 €) à près de six mètres de large (265 000 €) ; au-delà de deux mètres, elles valent de 200 000 à 460 000 €.
Laissées et dernières œuvres (1981-2008)
Après la Biennale de Venise de 1982, Hantaï se retire du monde de l’art. Il découpe d’anciennes toiles pour en faire des Laissées, où le blanc domine : une Laissée de 154 × 130 cm a fait 180 000 € en 2024.
Ces œuvres tardives sont rares. Les sérigraphies des années 2000, en revanche, sont fréquentes et relèvent du marché de l’estampe.
Prix d’un tableau de Simon Hantaï selon le format
À période égale, la surface fait le prix. Une toile pliée de moins de 50 × 50 cm se vend autour de 37 000 €, une toile d’environ un mètre carré autour de 135 000 €, une toile de plus de trois mètres carrés autour de 420 000 €.

| Format de la toile pliée | Prix médian | Record depuis 2021 |
|---|---|---|
| Moins de 0,25 m² (jusqu’à 50 × 50 cm) | 37 000 € | 120 000 € |
| 0,25 à 0,6 m² (ex. 65 × 54 cm, 73 × 60 cm) | 90 000 € | 660 000 € |
| 0,6 à 1,5 m² (ex. 100 × 80 cm, 120 × 110 cm) | 135 000 € | 280 000 € |
| 1,5 à 3 m² (ex. 160 × 140 cm) | 180 000 € | 280 000 € |
| Plus de 3 m² (plus de 2 m de côté) | 420 000 € | 1 350 000 € |
Le petit format n’est pas un lot de consolation : la qualité du pliage et la série font la différence. Notre toile de 1963-1964, 47,5 × 63 cm, a atteint 125 000 € au marteau, troisième prix des cinq dernières années pour une toile pliée de moins de 0,4 m², derrière une Mariale et une Étude.
Pour une petite Panse ou un petit Catamuron, comptez plutôt 30 000 à 50 000 €.
Prix des estampes et affiches de Simon Hantaï
Combien vaut une estampe signée de Simon Hantaï ?
Une estampe signée de Simon Hantaï vaut entre 450 € et 1 300 €, pour un prix médian de 850 €. Tout se joue sur la signature au crayon et la justification du tirage.
Les petites sérigraphies de 2005, tirées à 15 exemplaires chez Éric Seydoux (36 × 28,5 cm, initiales, date et numéro au crayon), valent de 500 à 1 400 €.
Les sérigraphies « Pliages sur fond bleu » ou « Bleu et blanc » d’avril 1970, éditées à 1 000 exemplaires par l’ARC, parfois avec un tampon de signature au dos, se vendent de 300 à 720 €.
La lithographie Massada de 1970, liée à l’exposition « Massada » du musée des Arts décoratifs, éditée par Jean Fournier à 200 exemplaires et monogrammée « S.H. 70 », reste modeste : de 100 à 250 €. Notre étude en a adjugé un exemplaire numéroté 147/200.

Le record de la catégorie, 4 200 € en avril 2026, revient à un Meun de 1968 lithographié avant la lettre pour la Fondation Maeght, signé et numéroté sur 90. L’affiche de la même exposition, sans signature, se vend une cinquantaine d’euros.
Affiches d’exposition et rééditions
Une affiche d’exposition de Simon Hantaï vaut de 130 à 200 €.
Les plus courantes : Fondation Maeght (1968-1969), galerie Jean Fournier (1969), Musée national d’art moderne (1976), abbaye de Sénanque à Gordes (1981), centre d’art de Flaine (Tabula bleue, 1984) et Centre Pompidou (2013). Attention aux rééditions contemporaines, imprimées sur papier d’art et redimensionnées, vendues autour de 50 € : elles n’ont rien d’un tirage d’époque.
Résultats de ventes de Simon Hantaï chez NEO Enchères
NEO Enchères a adjugé trois œuvres originales de Simon Hantaï à Drouot en octobre 2023, toutes confirmées par les Archives Simon Hantaï. La toile pliée de 1963-1964 a été portée à 162 500 € frais compris, plus de quatre fois son estimation haute.
| Œuvre | Estimation | Adjudication (frais compris) |
|---|---|---|
| Composition abstraite, 1963-1964, huile sur toile, 47,5 × 63 cm (octobre 2023) | 20 000 – 30 000 € | 162 500 € |
| Composition abstraite, technique mixte dont papier chocolat contrecollée sur toile, 57 × 79 cm (octobre 2023) | 15 000 – 20 000 € | 23 400 € |
| Composition abstraite, 1950, huile et collage sur journal contrecollés sur toile, 32 × 26 cm (octobre 2023) | 4 000 – 6 000 € | 7 800 € |
| Composition, lithographie, 64 × 58 cm (février 2024) | 100 – 200 € | 403 € |
| Massada, 1970, lithographie signée et numérotée 147/200 (octobre 2023) | 150 – 200 € | 260 € |
Une toile pliée de 1963-1964 adjugée 162 500 €
Ces œuvres venaient d’une collection particulière liée à la galerie Jean Fournier, le marchand historique de l’artiste.
La toile de 1963-1964 réunissait tout ce que recherchent les collectionneurs : un pliage serré en facettes bleues, grises et ocre, contemporain des Catamurons ; un format modeste mais une vraie densité ; un dos intact, avec le châssis d’origine fabriqué, signé et daté par l’artiste. Les enchères ont suivi.
Les œuvres sur papier et les estampes de la même collection
La composition au papier chocolat et le collage sur journal du 5 avril 1950 se sont vendus dans le haut de leur estimation, à 23 400 € et 7 800 € frais compris.
Le même ensemble comprenait des affiches et des lithographies venues de la galerie, adjugées entre 117 € et 403 €. Même nom, même provenance, et un écart de plusieurs centaines de fois avec la toile : chez Hantaï, c’est le support qui fait le prix.
Identifier la signature de Simon Hantaï et les inscriptions au dos des tableaux
Simon Hantaï a signé de deux façons. Jusqu’à la fin des années 1950, en toutes lettres : « Hantaï » ou « Simon Hantaï », suivi de la date. Avec les toiles pliées, du monogramme « S.H. » suivi d’une date à deux chiffres : « S.H., 65 », « S.H. 71 ».
Une signature en toutes lettres sur une toile pliée, ou un monogramme sur une gouache de 1947, doit alerter.
Sur la face : où signe Hantaï ?
Sur les œuvres des années 1940 et 1950, la signature se trouve en bas, un peu plus souvent à droite qu’à gauche, parfois en haut. Elle est rapide, cursive, inclinée, tracée au pinceau fin ou à l’encre dans la matière.
Les dates sont complètes ou abrégées : « Hantaï, 1947 », « Simon Hantaï 1953-54 », ou même au jour près, comme le « 5 avril 1950 » du collage vendu par notre étude, contresigné et daté une seconde fois en haut à droite.

Sur les toiles pliées, le monogramme est le plus souvent en bas à droite, au crayon ou à la peinture.
Une particularité à connaître : une toile pliée n’a pas de sens imposé au moment où elle est peinte, et Hantaï a parfois signé deux fois. Une Tabula de 1981 porte ainsi « S.H., 81 » en bas à droite, une seconde fois en haut à gauche, à l’envers, et une contresignature au dos.
Certaines petites œuvres sur feuille imprimée ne sont pas signées. Ce n’est pas rédhibitoire si la provenance et les archives suivent.
Au dos : le châssis, souvent fabriqué par l’artiste
Hantaï peignait sa toile à plat, pliée, et la tendait parfois lui-même après coup sur un châssis de sa fabrication. C’est le cas de la toile de 1963-1964 vendue par notre étude : son châssis porte la signature, la date « 63-64 » et, au crayon, les dimensions « 63 × 47,5 ».

Regardez aussi la toile elle-même. Sur une toile pliée, la couleur traverse souvent le tissu le long des arêtes : le revers montre en négatif le réseau des plis. C’est une marque du procédé, difficile à imiter, que nous examinons systématiquement.
À l’inverse, certaines toiles des années 1970 n’ont jamais été montées sur châssis. Cela ne retire rien à leur authenticité.

Les numéros « CF » de la galerie Jean Fournier : comment les lire
C’est l’inscription la plus utile pour un vendeur, et la moins connue. Jean Fournier, marchand de Hantaï de la fin des années 1950, à la galerie Kléber puis sous son propre nom, jusqu’à sa mort en 2006, enregistrait chaque œuvre sous un numéro commençant par « CF ». On le trouve au dos, sur le châssis, ou dans le certificat.
Ce numéro se lit simplement : le premier chiffre donne la décennie, le deuxième l’année, le dernier le numéro d’ordre.
Une huile sur papier de 1953 porte ainsi « CF.1.3.34 », une Composition de 1956 « CF.1.6.25 », un Catamurons de 1963 « CF.2.3.5 », une Étude de 1970 « CF.3.0.23 », un Blanc de 1974 « CF 3.4.13 », une Tabula de 1975 « CF 3.5.8 », une Tabula de 1980 « CF.4.0.37 ».
Les aquarelles sur toile de 1971 portent une variante avec la lettre A : « A-3-1-285 », « CA 3.1.175 » ou « C.F. Aq.3.1.286 ». Un numéro « CF » cohérent avec la date du tableau est un très bon signe.
Numéros de pliage, cachets et dédicaces
D’autres numéros sont propres au pliage : « PLI-59 » sur le châssis d’une Panse de 1964, « Pli 11 » pour un Catamurons, « Pli 108 » dans le titre d’une Panse de 1965.
On rencontre aussi des numéros d’exposition (« exp 1971, n°39 »), un cachet rond au dos d’une Composition de 1957, et des dédicaces : au dos d’une Tabula, en date du 26 octobre 1994 ; sur le carton d’une gouache de 1950, un envoi « à Pierre Simon ».
Étiquettes de galeries et provenances
Les étiquettes collées au dos retracent le parcours de l’œuvre. Après celles de la galerie Jean Fournier, viennent la Pierre Matisse Gallery à New York, qui exposa Hantaï en 1970 et 1975, Acquavella Modern Art, les galeries Larock-Granoff, Françoise Tournié, Christophe Gaillard, ou la galerie Vega à Liège. Pour les années 1950 : les galeries Kléber, Daniel Cordier et René Drouin.
Une aquarelle sur toile de 1971 portait ainsi au dos les étiquettes de Pierre Matisse, d’Acquavella et de Larock-Granoff : un parcours qui rassure tous les enchérisseurs.
Reste une provenance à part : le don de l’artiste. Hantaï a beaucoup donné à ses amis, et ces œuvres arrivent aujourd’hui en vente par succession. Une lettre, une dédicace ou une photographie ancienne prouvant ce don ont une vraie valeur.
Comment authentifier et expertiser un tableau de Simon Hantaï ?
Pour Simon Hantaï, l’autorité est claire : ce sont les Archives Simon Hantaï, à Paris, qui confirment l’authenticité des œuvres et préparent le catalogue raisonné.
Une œuvre importante ne se vend plus sans leur avis. Les mentions « figure aux Archives Simon Hantaï » ou « sera incluse au catalogue raisonné en préparation » sont devenues la norme, et le certificat est remis à l’acquéreur.
Archives, certificats Fournier et catalogue raisonné
Les certificats anciens de la galerie Jean Fournier, ou signés de Jean Fournier lui-même, restent précieux, comme les rares certificats signés par l’artiste. Ils ne dispensent pas de l’avis des Archives avant une vente importante.
Méfiez-vous des documents d’autres origines : seul l’avis des Archives fait aujourd’hui référence auprès des acheteurs. Pour les trois œuvres originales vendues en 2023, notre étude a obtenu cette confirmation avant la vente.
L’expertise porte sur la cohérence de l’ensemble. Le pliage correspond-il à la série et à la date ? La signature est-elle celle de la période ? Châssis, numéros et étiquettes racontent-ils la même histoire ? Sur les toiles des années 1950, l’état de la couche picturale est décisif.
Les pièges du marché
L’affiche prise pour une estampe. Les sérigraphies et lithographies d’exposition ont l’aspect d’un vrai Hantaï. La Tabula bleue de Flaine existe en affiche (120 à 155 €) et en épreuve monogrammée (650 €). Des sérigraphies offset non signées de 55,5 × 55,5 cm circulent aussi autour de 200 €. Sans signature ni numérotation au crayon, c’est une impression.
Les œuvres de jeunesse sans avis des Archives. Les œuvres hongroises ou surréalistes passent parfois en vente sans confirmation. Les prix y sont plus bas et les attributions plus fragiles.
L’estimation surévaluée. Une toile pliée qui reste invendue perd souvent la moitié de sa valeur au passage suivant. Mieux vaut une estimation juste et une enchère qui s’emballe.
Faire estimer une œuvre de Simon Hantaï par nos experts
Vous possédez une toile pliée, une œuvre sur papier, une aquarelle sur toile ou une estampe de Simon Hantaï ? Notre étude a vendu des œuvres de l’artiste à Drouot et connaît les collectionneurs, français et étrangers, qui font ce marché.
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- une photographie complète du dos : châssis, étiquettes, numéro « CF » ou « A », inscriptions au crayon, revers de la toile ;
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- les dimensions, la technique supposée et tout document : certificat des Archives Simon Hantaï ou de la galerie Jean Fournier, facture, lettre, dédicace.
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Une expertise physique dans nos bureaux si nécessaire
Une toile pliée se juge aussi à la main : souplesse du tissu, traces des plis au revers, état de la couche picturale. Nous vous recevons sur rendez-vous dans nos bureaux, 6 rue Bargue, Paris 15e, et nous nous déplaçons en région pour les grands formats, les ensembles et les successions.
En vue d’une vente, nous gérons toute la logistique
Transport et assurance adaptés aux grands formats, rapport de condition, démarches auprès des Archives Simon Hantaï, photographies professionnelles de la face et du dos, catalogage et diffusion auprès des collectionneurs internationaux, jusqu’à la vente à Drouot : l’étude prend chaque étape en charge.
Méthodologie d’analyse et sources des données d’estimation présentées
Pour Simon Hantaï, nous avons analysé 157 ventes publiques d’octobre 2021 à octobre 2026, dont 124 adjudications, et 220 ventes de toiles pliées depuis 2006 pour l’évolution de la cote.
Sont exclus les invendus, les attributions incertaines (« attribué à », « d’après »), la documentation et les doublons. Le prix médian est celui au-dessus et au-dessous duquel se sont vendues la moitié des œuvres comparables. Les prix sont des prix marteau, hors frais ; les résultats de NEO Enchères sont donnés frais compris. Ces repères restent indicatifs : période, format, état et provenance peuvent placer une œuvre au-dessus ou au-dessous des fourchettes publiées. Pour connaître la valeur de la vôtre, demandez une estimation gratuite.


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